Injall est lassée.



La vie au Lycée est une vie fausse et hypocrite. J'en suis la preuve vivante. Ils disent que c'est un probleme psychologique du a un changement brutal et involontaire.

Ô Toi, fille isolée, inquitée par l'avenir du fait que tu viens d'avoir tes problemes de crampes mensuelle du à ta feminité, qui vient me lire dans le but de trouver, peut etre, des reponses sur comment sera ta vie, dans quelques années. La vie de lycéenne, au fond c'est quoi?

Je me voyais dans l'avenir. J'imaginais comment pourrait etre mon futur. Du haut de mes 14ans, je me voyais comme dans une serie americaine. Je suis tombée de haut.
Une vie d'hypocrisie n'est pas ce que je voulais. Pourtant, je ne l'ai pas choisie. Aujourd'hui, je me leve tous les matins, avec qu'une seule image en tete, Lui. Je vais dans un batiment où je n'aime pas 95% des gens qui le peuplent, et pourtant, chaque jour je leur dit bonjour avec un grand sourire, qui doit paraitre sincere, puisque je le fais jour apres jour sans qu'ils se rendent compte que, si je pouvais, je les tuerai sur place. Euphemisme? Non, je le pense vraiment.
Et puis quoi? Mon plus grand paradoxe est d'essayer d'oublier la personne qui me donne encore l'envie d'avancer. Ils sont peu, les gens que j'aime dans ce bas monde. J'essaye d'en oublier certain. D'autre se detache inevitablement quoique je puisse faire. Tu les sens les remords dans mon écriture là?
Au fond, ce qu'on est vraiment, c'est ce qu'on est chez soi, non? Or, ici, je suis seule.

Et si je pouvais simplement plus suporter l'etat dans lequel je suis? On s'invente des problemes pour se sentir vivre, sentir qu'on a encore des sentiments. Parceque malgre tous les discours religieux que peut faire n'importe quel pretre dans un lycée, à des eleves qui s'interesse autant à Lui qu'à l'exploitation des mines ferovieres en Pologne entre les deux guerres, on est tous d'accord quand on dit qu'il n'y a aucun biens sans mal. N'importe qui n'ayant jamais connu le malheur ne saura jamais ce qu'est le bonheur. Mais que faire lorsque le malheur qu'on s'inventait devenait réel. Lorsqu'au fond, on ne sait plus comment retrouver un etat de bien etre. Quand les seuls personnes qui puissent nous redonner le sourire ne savent pas l'importance qu'ils ont.

J'ai perdu ma raison de vivre. Un de mes piliers principaux qui m'aidaient à tenir. Le plus triste dans l'histoire, c'est que ce n'est si une metaphore, ni un euphemisme. Alors, j'essaye de m'accrocher autre part, à Elle, à Lui. Mais ils ne sont pas là au quotidien, ou fuit la tache qu'ils ont.

Se raccrocher aux etres aimés. Nos agenda l'Etudiant nous ont appris que "aimer, c'est tout d'abord vouloir etre aimer". Alors, on tombe amoureuse. Jamais de la bonne personne. Quand on le voit, on se dit que Whaou, on a jamais ressentis ça pour personne. Et pour cause, ça fait bientot deux ans que tu l'admires. Et pourtant il
ne ressent rien de tel pour Toi. Mais "il t'adore, et ne veut pas te perdre." Il veut meme "rester pres de Toi". Oui, mais il va aussi "t'aider à l'oublier".
Il avait promis. Promis de ne pas s'eloigner. Il t'avait dit qu'il n'etait pas du genre à "t'eviter pendant quatre mois en attendant que ça passe." Non. Ca ne fait que deux semaines.

Et puis, à 17ans, on se cherche encore. Alors tu veux, je dirais meme que tu desires une fille. En meme temps, c'est fou ce qu'elle est belle ! Tu attendras la prochaine soirée avec elle. Parceque, oui, tout se passe pendant les soirées.

Alors, on se raccroche au meilleur ami. Oh, oui, Lui tu l'aimes. Il est tout pour Toi. Et pourtant, tu n'as pas la chance de l'avoir au quotidien avec Toi. Donc, t'attend. Attendre quoi? De le revoir simplement. D'entendre sa voix de nouveau, et de sourire sincerement. C'est si rare.
Et les autres? Parceque oui, tu en aimes un peu quand meme. L'une, voir même deux fuient. Se cherchent. Ont changer. Ou alors tu as changer. Tu ne sais pas trop donc tu prends sur Toi, en te disant que ça passera. Puis, elles se rapprochent tendrement de l'etre aimé. Aïe. Coup dur. Mais habitue toi. Ca arrive souvent. Tres souvent.


Alors, voila petite fille, ce qu'est la vie au Lycée. Vie de plaisir. Où tout ce qui te fait sourire, sincerement, ce sont le peu de gens que tu aimes; et autres substances illicites.




Mais qu'est ce que je fou encore ici?



# Posté le mercredi 23 septembre 2009 14:36

Modifié le samedi 24 octobre 2009 08:31

Ne pleurez pas votre passé car il s'est enfui à jamais.
Ne craignez pas votre avenir car il n'existe pas encore.
Vivez votre présent et rendez le magnifique pour vous en souvenir à jamais.


Ida Scott Taylor

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 15:28

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 12:57

On vit dans un monde qu'on ne comprend pas.


Quel élément etes vous?


La glace.



Vous êtes quelqu'un de froid qui n'exprime que rarement ses émotions. Vous préférez souvent la solitude à la compagnie des autres et choisissez vos rares amis avec soin. Vous voyez le monde avec cynisme et vous montrez souvent insensible envers les autres. Sans être insouciant, vous vivez avec assurance, sûr de vos capacités.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 06:03

Modifié le mardi 14 avril 2009 11:11

Un souvenir est remonte dans ma mémoire, a cet instant. Caitlin me demandant de lui raconter une histoire alors que je la mettais au lit, le samedi soir. Elle voulait entendre celle des Trois Petits Couchons, mais a une condition:

"Sans le Grand méchant Loup, c'est possible?"

J'ai réfléchis une minute à cette éventualité.

"Voyons un peu. Il y a une maison en paille, une autre en bois, une autre en brique. Et ensuite quoi? Ils fondent une association de quartier? Non, désolé, mais sans le Grand Méchant Loup ca ne marche pas vraiment...»

Et pourquoi? Parce qu'une "histoire", c'est un drame. Le votre. Le mien. Celui du type qui est en train de lire en face de vous dans le métro. Tout est récit, le simple fait de conter, de narrer, renvoie a cette vérité première: Nous avons besoin de crise, d'angoisse, d'attente, d'espoir, de la peur de se tromper, de la soif de la vie que nous pensons vouloir et de la déception que nous inspire celle qui est la notre. D'un état de tension qui nous fasse croire a notre importance, a notre capacité à aller au-delà du trivial. Du constat que nous restons toujours dans l'ombre du Grand Méchant Loup, même si nous avons tenté de le nier. De la menace qui se tapie derrière le moindre geste, la moindre décision. Du danger que nous constituons pour nous même.
Mais qui est le maitre d'œuvre de ces crises, en premier lieu? Qui les invente, qui nous les inflige? Certains parlent de Dieu, d'autres de la société. OU serait-ce la personne que nous avons décidé de charger de tous nos maux, mari, femme, mère, patron? OU nous-mêmes peut être?

C'est à cause de ces interrogations que je n'ai pas encore entièrement compris jusqu'a ce jour, ce qui m'était arrive. J'avais certes un "méchant" dans ma saga personnelle, quelqu'un qui avait décidé ma ruine puis m'avait donné une nouvelle chance. Il avait un nom, je ne le connaissais que trop bien, et cependant la question demeurait: et si c'était moi?


[...]

Sans trouver de réponse, pas plus jadis qu'alors, sinon celle que je formulais en cet instant: "Arrête de te torturer avec tout ca. Cesse de te laisser obséder par ces questions impossibles. Ignore la futilité de toute choses, n'essaie pas d'imaginer ce qui aurait pu être. Assume, et continu ta vie. Il n'y a pas d'autre choix, et tu n'as qu'un seul recours: te remettre au travail."


Douglas Kennedy.
Rien ne vas plus.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 13:36

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 11:48

T'as eu ce que tu as voulu,
Même si t'as pas voulu ce que t'as eu.





De toute façon, il n'en vaut pas la peine.

# Posté le jeudi 05 juin 2008 06:11

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 06:04